Nanette à bicyclette
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Volleyball sous le sommet du Mont Blanc


Lundi 14 juillet - Mardi 15 juillet : Kaza - Langja - Hikkim - Komic

 

J'ai gardé de tels souvenirs de notre virée dans le Spiti l'an dernier que je me devais d'y retourner. L'accueil avait été tellement sympathique, j'ai rapporté les photos prises à l'école pour remettre à l'instit. 25 km, on y ait en 3 petites heures. Bon, quand on a des attentes élevées, on est parfois déçu. Ce n'est pas le cas là. Les villages de Langja et Hikkim sont toujours aussi beau, avec le Cho Cho Kang Nilda (6300m)... en arrière-plan.
 

 
 
 
 
 

 

 

 

Moment de doute à l'arrivée au monastère de Komic, désert... et en chantier. On aperçoit juste qqs ouvriers indiens qui répondent à peine à nos "hello" "namaste". Personne ne semble parler anglais. Bon... On arrive tout de même à obtenir un peu d'eau pour remplir les gourdes. Ca change de l'ambiance et de l'accueil de l'an dernier. L'école semble abandonnée. Un peu plus tard, on voit émerger un moine qui nous explique qu'il y a des cérémonies à Kaza pour 2-3 jours. L'instituteur aussi est absent. Mais pas de problème pour loger à la guesthouse du monastère. Qqs travailleurs indiens viennent finalement à notre rencontre, intrigués par nos montures, et ravis d'essayer un vélo à vitesses.

 



Komic est à 4500m d'altitude (plus que haut que le refuge Vallot !). On se sent en pleine forme. Un petit col bien tentant nous nargue juste au-dessus. Tu penses à ce que je pense ? Ok, let's go ! C'est tellement chouette que je me prendrais presque à aimer le VTT :

 

 

 

 

 

Notre 1er col au-dessus de 4500m (4662m) :

 



Le soir, gagnées par l'euphorie, nous nous engageons dans une partie endiablée de volley, Sophie dans l'équippe des travailleurs indiens aux beaux yeux, moi avec les moinillons bonnets rouges et jaunes. Franche rigolade. Résultats : 2 à 1 pour les Indiens, 1 petit moine vexé d'avoir perdu, et qqs beaux bleus aux poignets ! Il est temps d'aller manger. Soupe - riz - dal (= lentilles) - chapati, rien de bien original (euh, sauf les oeufs dans la soupe...).

 

 

 

 

Nous accusons le coup de l'altitude après coup, ce n'était pas bien raisonnable tout ça. Mal au crane le soir et bien crevées le lendemain !

Un des jeunes indiens m'explique dans son anglais limité qu'il vient de la région de Delhi. Qu'il est là pour l'été, uniquement pour travailler et gagner un peu d'argent à rapporter à sa famille. Il n'aime pas l'altitude, la montagne, le soleil, la chaleur la journée, le froid la nuit, la nourriture du monastère, son travail sur le chantier. La ville, sa famille, ses amis lui manquent. Il sont apparemment des milliers à venir travailler l'été sur les routes et chantiers de l'Himalaya, Biharais et Népalais aux avants-postes dans les tâches les plus dures. Nourris et logés (dans des tentes sur le bord de la route) plus 60 Rps par jour (un peu moins d'1 euro), c'est le salaire minimum proposé par le gouvernement. Ils sont souvent traités avec beaucoup de mépris car appartenant aux castes inférieures. Gandhi aurait encore du boulot !

Le matin, Sophie ne profite même pas de l'occasion de goûter au petit déjeuner tibétain typique : thé au beurre salé (rance de préférence) et tsampa (farine d'orge grillé). Rien que l'odeur lui donne des hauts-le-coeur. Je me force un peu à avaler la mixture mais me garde bien d'en reprendre (même si c'est très nourrissant). Il est temps de redescendre :

 

 

 

   L'ancienne gompa abandonnée

 

   

 

 

 

 

Quelques photos du monastère :

 

 

 

  Pique nique frugal ...

 

 

 

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