Nanette à bicyclette
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Sur les routes de l'Himalaya



Ce blog est encore en chantier... Je tâche de le mettre à jour au plus vite. Si vous souhaitez des infos plus techniques concernant notre circuit (genre "topo"), vous pouvez aller faire un tour sur :

 

Nanette et Sophie à bicyclette

 

Pour la carte du circuit, c'est ici :

 

 

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des suggestions (nanetteTRUCabicylette "chez" orangeTOTOfr (en enlevant les anti-spams TRUC et TOTO etc). Je remettrai les articles dans l'ordre chronologique (du plus ancien au plus récent) quand j'aurai fini de tout taper et mettre à jour... si possible d'ici 2024 ! Sinon, ça attendra ma retraite (en 2040 dans le meilleur des cas) !

 

 


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Keylong - Leh : la route des grands cols (1ère partie)



Vendredi 18 juillet : Keylong - Patseo (46km / +960m / -462m)

 

Après une journée de repos méritée à Keylong qui nous aura donné l'occasion de rencontrer d'autres cyclos (notamment Pascal, un Irlandais qui roule depuis Manali vers Leh), nous reprenons la route.

 

 

  

 

A gauche ce que nous avons déjà parcouru, à droite ce qu'il nous reste à parcourir...

 

Nous quittons la verdure et les glaciers du Lahaul... 

 

 

 

 

            

 

 

 

... c'est parti pour qqs jours poussiéreux.

 

 

 

Checkpoint de Darcha, bienvenue au Jammu-Kashmir, en route vers les cols

  

 

  Dernière nuit en dessous de 4000m

 

 

 

Samedi 19 juillet : Patseo - Baralacha La - Sarchu Plains (55km / + 1065m / - 500m)

 

Après un bon petit déjeuner à la dabha de Patseo en compagnie de Pascal et de 3 cyclos indiens qui voyagent avec une moto d'assistance, et de Paul, un autre cyclo américain, nous nous lançons dans l'ascension du Baralacha La à près de 5000m. Dur dur !

 

 

   Montée au col

 

 

Avant Zing Zing Bar, piste pourrie

 

 

Les derniers km de tarmac sont un vrai régal

 

       

 

Baralacha La (4840m), quelle fierté d'arriver au sommet

 

 

C'est reparti pour la descente, mais après qqs kms de goudron, ça se gâte sérieusement :

 

 

Les paysages sont absolument fabuleux une fois de plus. Je n'en suis pas à mon 1er voyage loin de là. J'ai déjà un peu parcouru l'Himalaya côté Chine, Népal et Tibet. Mais impossible d'être blasée vu la beauté des paysages auxquels les photos ne rendent pas justice :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 20 juillet : Sarchu Plains - Gata Loops  (38km / + 395m / - 953m) 

 

Journée tranquille histoire de réserver nos forces pour les 2 grands cols à 5000m de demain. Une petite quarantaine de kms cools nous rapprochant au maximum de notre objectif. Cela nous prendra finalement pas mal de temps étant données les très nombreuses pauses photos ! Première pause au bout d'1 h à la dabha de Sarchu :

 

 

 

  Checkpoint

 

 

  

Début des Gatas Loops (21 virages en épingle à cheveux);

 

 

Spot de camping d'enfer au milieu des Gata Loops:

 

 

 

 

C'est un peu le bordel pour décoller le matin...

 

 

Lundi 21 juillet : Gata Loops - Nakee La - Lachalung La - Pang  (49,5km / +814m / - 684m) 

 

Nous nous attaquons aux 2 premiers "5000" du parcourt : Nakee La puis Lachalung La

 

Gata Loops

 

   Fin des Loops

 

 

 

Montée au Nakee La

 

 

Arrivée au col, finalement à peine à 4880m d'après l'altimètre.

 

 

Descente vers Whiskey Nullah

 

 

Pause déjeuner avec nos amis indiens rencontrés à Patseo avant de repartir pour le Lachalung La.

 

 

Sophie est la 1ère au col (5015m)...

 

... suivie de près par les Indiens et Pascal (l'Irlandais).

  

 

Anne arrive bonne dernière :

 

 

La descente sur Pang est - une fois n'est pas coutume - de toute beauté :

 

 

 

 

 

   

 

Photos à venir (il faut bien garder un peu de suspense)


  La suite bientôt...

 


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Kaza - Keylong



Mercredi 16 juillet :  journée de rêve  (Kaza - qq part avant Losar)

Départ un peu tardif après qqs courses et un saut sur internet (en panne la veille). Grand beau, un peu chaud. La route est très agréable malgré les travaux ici et là (c'est pour notre bien : ils nous mettent du beau goudron) :

 
 Le goudron progresse lentement...vu les moyens techniques !

Les paysages sont différents mais toujours aussi magnifiques comme ces passages dans des gorges spectaculaires :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un orage sur la montagne nous apporte qqs gouttes... et qqs degrés de moins, puis c'est à nouveau grand soleil. La fraîcheur (toute relative) n'aura été que de courte durée. Vent de dos, lumière sublime, on se régale. Alors que je fais remarquer la chance que l'on a d'avoir vent de dos, ce dernier vire d'un coup à 180°. On l'aura dans la face jusqu'à la nuit ! Le vent à vélo, c'est aussi prévisible que des tartines qui tombent : toujours du même côté, inexorablement... Dur dur d'avancer mais les paysages sont absolument splendides.
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
18h, on passe à l'ombre, il fait plus frais et la nuit commence à tomber. Dilemne : pousser jusqu'à Losar (10km) pour trouver de quoi loger et dire adieu à notre 1ère nuit tant attendue dans la nature, ou trouver un spot de camping... dans la caillasse ? On décide de se poser derrière un abri rocheux qui nous offre un excellent bivouac. Pas la place pour la tente, espéront juste que le ciel se montrera clément pour notre 1ère nuit dans la nature...
   

 
Jeudi 17 juillet :  notre 1er vrai col   (Losar - Baralacha La (4550m) - Batal)

Seulement 40 km et qqs 700m de dénivelé aujourd'hui, mais de loin la journée la plus dure depuis le début. Heureusement qu'on nous avait dit que le col était relativement facile. Peut-être un peu la faute à la fatigue (la nuit à la belle étoile dans les caillasses a quand même été un peu courte), à l'altitude, au manque de carburant (les "noodles soups" ne sont pas très nourrissantes), et à la piste défoncée. Bref, gros coup de pompe à qqs km du col.
 


 
Piste pourrie
 
 
 
Là, je bataille à 3-4 km/h pour ne pas poser le pied au sol.
 
 
 
Même Sophie est ici forcée descendre de sa monture dans la caillasse, c'est peu dire !
  Vivement que la route soit terminée, si elle l'est un jour !
 

Allez, courage, encore un petit effort, presque au col ! 
 
 
 
 
Enfin ravies d'arriver au sommet
 
 
 
 
 
 
La descente est raide et la piste pourrie, vive le vtt. Nous arrivons un peu tard à la jonction de la route du Chandra Tal que nous décidons à regret de zapper (il reste 14km de piste en montée pour atteindre ce lac, moyennement envie de rouler de nuit...). Nous poursuivons donc la descente.
 
 
Descente du Kunzum La, la Chandra river en arrière plan
 
 
Glaciers dans la descente du Kunzum La
 
 
La DDE au travail !


En bas, nous avisons une dabha tenue par un couple fort sympathique.
 
 
 
  De quoi se restaurer et reposer...
  
Nous partageons le petit dortoir avec Clément et sa femme qui voyagent en Enfield avec Merlin, leur fiston de 11 ans :
 
 
 
 
Vendredi 18 juillet :  en route pour Grampoo Keylong


Suite du récit à venir...
 
 

 
Route de Grampoo
 
 
Moutons et chèvres Pashmina
 
 
 
 
Traversée de ruisseau, route de Keylong
 
 
 
 
Presque arrivées à Keylong
 
 
Fin du récit jusqu'à Keylong et autres photos à venir...
 

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Volleyball sous le sommet du Mont Blanc



Lundi 14 juillet - Mardi 15 juillet : Kaza - Langja - Hikkim - Komic

 

J'ai gardé de tels souvenirs de notre virée dans le Spiti l'an dernier que je me devais d'y retourner. L'accueil avait été tellement sympathique, j'ai rapporté les photos prises à l'école pour remettre à l'instit. 25 km, on y ait en 3 petites heures. Bon, quand on a des attentes élevées, on est parfois déçu. Ce n'est pas le cas là. Les villages de Langja et Hikkim sont toujours aussi beau, avec le Cho Cho Kang Nilda (6300m)... en arrière-plan.
 

 
 
 
 
 

 

 

 

Moment de doute à l'arrivée au monastère de Komic, désert... et en chantier. On aperçoit juste qqs ouvriers indiens qui répondent à peine à nos "hello" "namaste". Personne ne semble parler anglais. Bon... On arrive tout de même à obtenir un peu d'eau pour remplir les gourdes. Ca change de l'ambiance et de l'accueil de l'an dernier. L'école semble abandonnée. Un peu plus tard, on voit émerger un moine qui nous explique qu'il y a des cérémonies à Kaza pour 2-3 jours. L'instituteur aussi est absent. Mais pas de problème pour loger à la guesthouse du monastère. Qqs travailleurs indiens viennent finalement à notre rencontre, intrigués par nos montures, et ravis d'essayer un vélo à vitesses.

 



Komic est à 4500m d'altitude (plus que haut que le refuge Vallot !). On se sent en pleine forme. Un petit col bien tentant nous nargue juste au-dessus. Tu penses à ce que je pense ? Ok, let's go ! C'est tellement chouette que je me prendrais presque à aimer le VTT :

 

 

 

 

 

Notre 1er col au-dessus de 4500m (4662m) :

 



Le soir, gagnées par l'euphorie, nous nous engageons dans une partie endiablée de volley, Sophie dans l'équippe des travailleurs indiens aux beaux yeux, moi avec les moinillons bonnets rouges et jaunes. Franche rigolade. Résultats : 2 à 1 pour les Indiens, 1 petit moine vexé d'avoir perdu, et qqs beaux bleus aux poignets ! Il est temps d'aller manger. Soupe - riz - dal (= lentilles) - chapati, rien de bien original (euh, sauf les oeufs dans la soupe...).

 

 

 

 

Nous accusons le coup de l'altitude après coup, ce n'était pas bien raisonnable tout ça. Mal au crane le soir et bien crevées le lendemain !

Un des jeunes indiens m'explique dans son anglais limité qu'il vient de la région de Delhi. Qu'il est là pour l'été, uniquement pour travailler et gagner un peu d'argent à rapporter à sa famille. Il n'aime pas l'altitude, la montagne, le soleil, la chaleur la journée, le froid la nuit, la nourriture du monastère, son travail sur le chantier. La ville, sa famille, ses amis lui manquent. Il sont apparemment des milliers à venir travailler l'été sur les routes et chantiers de l'Himalaya, Biharais et Népalais aux avants-postes dans les tâches les plus dures. Nourris et logés (dans des tentes sur le bord de la route) plus 60 Rps par jour (un peu moins d'1 euro), c'est le salaire minimum proposé par le gouvernement. Ils sont souvent traités avec beaucoup de mépris car appartenant aux castes inférieures. Gandhi aurait encore du boulot !

Le matin, Sophie ne profite même pas de l'occasion de goûter au petit déjeuner tibétain typique : thé au beurre salé (rance de préférence) et tsampa (farine d'orge grillé). Rien que l'odeur lui donne des hauts-le-coeur. Je me force un peu à avaler la mixture mais me garde bien d'en reprendre (même si c'est très nourrissant). Il est temps de redescendre :

 

 

 

   L'ancienne gompa abandonnée

 

   

 

 

 

 

Quelques photos du monastère :

 

 

 

  Pique nique frugal ...

 

 

 


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1ère étape



Connexions internet difficiles. Je trouve enfin un peu de temps pour écrire et mettre qqs photos en ligne, pas grand chose mais c'est deja mieux que rien. Nos journées ont été bien remplies jusqu'à aujourd'hui. Commençons par le commencement.

Arrivée Delhi

Atterrissage 6h du matin, temps couvert, une petite trentaine de degrés. Ca commence pas trop mal. Après qqs inquiétudes étant données la taille de nos bagages (et un peu echaudée par l'arnaque que je n'avais pas pu éviter l'an dernier), nous arrivons finalement sans problème à la gare routière, sans être enquiquinées. Connaître les lieux et savoir précisément quoi répondre aux rabatteurs aide sans doute un peu. A la gare routière, après 10 bonnes minutes d'âpre négociation, un porteur accepte notre prix (ou nous acceptons le sien..., il voyait bien qu'on n'y arriverait jamais toutes seules !). A peine 3h après être sorties de l'avion, nous sommes déjà sur la route de Shimla, notre point de départ si la météo le permet. 10h plus tard, nous sommes accueillies par Andre, un cyclo Australien avec qui j'avais correspondu via internet avant le départ. Sophie goûte à son premier repas indien.

Shimla est une jolie petite ville construite sur les flancs escarpés d'une colline à un peu plus de 2000m d'altitude. Elle est entourée de cultures en terraces, du moins c'est ce qu'on nous a dit... Nous avons juste aperçu le toit des maisons dans la brume. La météo n'est pas très prometteuse...


Le lendemain, pluie battante. Nous décidons de prendre le bus jusqu'à la prochaine étape : Narkanda, en espérant un temps plus clément. Rajay, un architecte indien fort sympahique nous prend en stop pour la gare routière, et nous emmène finalement 60km plus loin jusqu'à Narkanda ! Les cartons des vélos posés à l'arrière du pick-up arrivent totalement décomposés par la pluie. Les saccoches heureusement sont étanches.

Le ciel s'éclaircit enfin, nous sommes confiantes pour le lendemain et la magnifique descente (1700m de dénivelé pour les connaisseurs). Montage des vélos et balade dans les environs buccoliques de Narkanda.





Le lendemain, réveillées par les trombes d'eau... Zut, flute, voire autres mots plus grossiers fusent dans la chambre. C'est décidé, nous allons démarrer de Rekong Peo, 120km plus loin, un peu plus à l'abri de la mousson. Tant pis pour notre 1ère descente de rêve. Nous protégeons donc un peu les vélos pour le bus, et nous voilà parties. A chaque nid de poule, nous prions pour que nos montures ne soient pas trop abimées. Evidemment au bout d'1 heure, la pluie s'arrête ! Les jambes fourmillent, on hésite à descendre du bus, stoppées à la dernière minute par une averse salvatrice. La fin du trajet le long de la Sutlej, entre chantiers du barrage, pistes défoncées, gadoue, poussière, camions etc nous rassure, nous avons fait le bon choix.

Arrivées à Rekong Peo, nous sommes l'attraction. Tiens, on devrait peut-être faire payer !

 
 
 


Il nous faut demander les "inner-line permits", laisser-passer dans la zone frontalière avec le Tibet. Nous retrouvons André et un autre Australien, nettement moins chargés que nous, et nettement plus speed. Ils sont arrivés par le bus de nuit et repartent directement à vélo direction Puh, notre destination du lendemain. Nous profitons de l'après-midi ensoleillée pour faire une petite mise en jambe : belle balade jusqu'à Kalpa et Pangi, 2 villages au-dessus de Peo.

 

 



9 juillet C'est parti pour de bon. Première étape : Rekong Peo - Puh. 62 km, +1263m, -900m


Route spectaculaire. Ca grimpe, ça descend, ça regrimpe, ça redescend, ça regrimpe à nouveau... Voilà un petit aperçu du programme pour les jours à venir. Les paysages sont immenses, minérals, superbes. Il fait un peu chaud (36-38°C) mais avec le vent, cela reste supportable.

 

  
 
Checkpoint d'entrée dans la "inner-line zone"
   
photos à venir


Je souffre pas mal dans la dernière montée. Le village, comme tous les villages de la région est situé 300m au-dessus de la route. Lorsque j'arrive enfin, à bout de souffle, Sophie nous a dégoté une guesthouse fort sympathique qui a surtout le gros avantage d'être juste à l'entrée du village. Je crois que faire 500 mètres de plus aurait été ce jour-là au-dessus de mes forces ! Magnifique vue sur la vallée de la Sutlej et la montagne depuis notre chambre. J'ai tout de meme trouve la force d'aller montrer au cuistot comment faire des oeufs brouillés... mes talents culinaires etant bien connus !

 



Après un peu original mais néammois délicieux thali (riz-lentilles-curry-chapati), une bonne douche et une bonne nuit de sommeil, nous voilà prêtes pour attaquer notre première vraie montée : en route pour Nako (3660m d'altitude). Evidemment, les paysages sont encore à couper le souffle.

 

 
 
 
Spot de pique-nique
 
Ravitaillement 
 
Toilettes publiques
 

Nako, à une quinzaine de km du Tibet à vol d'oiseau, se révèle une étape bien agréable, mais en plein développement touristique. Un peu de verdure fait du bien dans cet univers minéral.

 

 
 
 




13 juillet  Nako - Tabo

 

Ca commence plutôt bien : Magnifique descente goudronnée sur 5 km.

 

 

Arrivée au fameux éboulement de Malling :

 

 

Je me fais aider pour pousser le vélo (on dirait pas sur la photo, mais ça grimpe sacrément, et il faut passer en courant) :
 
 
 
Oulala, ne traînons pas trop par là !
 
 
Suite du récit à venir



12 juillet  Tabo - Dankar

récit et photos à venir




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Bientôt le départ



Les préparatifs ont pris un peu de retard, mais je serai prête le jour J, sans doute pas autant entraînée que je l'aurais voulu, mais tant pis, Sophie m'attendra dans les montées…


Voici la monture quasi prête :

 

Au lac du col de Joux Plane, sans les sacoches arrières…
 
Avec la cavalière...

 

 

Voici l'itinéraire prévu :

 

 

 
 

 

 

 

 


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Enfin à vélo !



Le beau temps m'a enfin permi de faire un peu de vélo. Direction : monastère de Sera, puis monastère de Drepung et environs de Lhasa. Au monastère de Drepung, j'observe le manège de 2 mendiantes qui envoient leurs enfants quémander dès que des touristes (chinois ou occidentaux) passent ! Cela me mets hors de moi quand je vois un couple d'espagnols leur distribuer bonbons et barres de chocolat ! C'est partout la même histoire, mais que faire ?

 

On sent l'altitude dès que ca grimpe. Qqs belles balades malgré tout. Je laisse tomber l'idée d'aller au Yamdrok Tso (un lac au sud de Lhasa) à vélo, je ne me sens pas de grimper 2 cols a 5000m toute seule en plein hiver. Ce sera donc 2 jours de 4x4 avec des Coréens qui ont l'air sympas. Mais avant cela, place au festival de Monlam.

 


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Festival de Monlam



 

Voici le leitmotiv de mon voyage au Tibet. Apres bien des difficultés pour trouver des infos (la plupart des festivals sont interdits à Lhasa pour des raisons politiques, il faut à tout prix éviter les grands rassemblements qui pourraient dégénérer et attirer l'attention d'occidentaux !), j'apprends par un Japonais qui étudie la culture tibétaine qu'un festival doit avoir lieu dans un monastère près de Lhasa (Gongkar Choide). Réveil matinal, 1h de bus puis 1/2h de tracteur dans le froid, nous arrivons enfin (je suis partie avec un couple franco belge, lui photographe, elle en congé sabbatique). Des centaines de pélerin affluent des villages alentours. Aucun autre occidental. Nous assistons à la préparation des moines :

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Puis aux cérémonies extérieures :

 

 

 

 

Un immense thangka est déployé pour l'occasion :

 

 

Et les moines dancent devant la foule massée :

 

 

 

 

Viens ensuite le temps des offrandes :

Autres photos a venir

 

A plusieurs reprises, des moines nous mettent une écharpe blanche autour du cou. L'ambiance est phénoménale, mélange de sacré et de foire populaire. Avant de repartir (en tracteur) nous avalons qqs brochettes de yak et patates frites. Vraiment une belle journee !

 

 

 

 


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Sso-so-so-so-so ! Lha Gyalo !



Désolée, toujours pas de photos, ca plante ! Vous êtes un peu frustrés ? Je vous propose de lancer une collecte afin de me financer un mini ordi portable qui permettrait de mettre à jour le blog plus régulièrement, et y ajouter plein de photos.

 

2 jours déjà qu'il neige et un manteau blanc recouvre les rues de Lhasa. C'est la patinoire, donc toujours pas de vélo. En revanche, qqs belles batailles de boules de neige. Mais avec l'altitude, je ne fais pas la fière ! On est vite essouflé à 3600m.

 

Les équippes de nettoyage s'affairent

 

 

Bonhomme de neige à la guesthouse

 

J'avais plutot mal anticipé le froid. Pour ceux qui ne le savent pas, les batiments sont rarement chauffés en Chine, et en tout cas la guesthouse ne l'est pas ! -10 degres dehors, à peine zéro à l'intérieur, impossible de se rechauffer malgré les damarts et les litres d'eau chaude ingurgités. Les grands moyens s'imposent : shopping obligatoire ! Une fois de plus, je vais rentrer chargée comme un mulet (merci de m'épargner les jeux de mots faciles sur mon prénom !). Une doudoune en duvet et un pantalon double plus tard (North Fake évidemment), cela va un peu mieux.

 

 

Cet après-midi, le soleil daigne enfin se montrer. J'en profite pour faire qqs photos de l'impressionnant Potala, symbole de Lhasa et dernière residence du Dalai Lama avant sa fuite vers l'Inde, transformé en musée.
 

 

 

 

Forte présence militaire chinoise sur la place !

 

 

Le soir, je profite de l'ambiance magique qui règne autour du Jokang, avec ces milliers de pélerins qui viennent circombuler et se prosterner face au temple.

 

 

 

 

 

On m'avait dit que Lhasa etait devenu une immense cité chinoise. Mais même s'il est vrai qu'on pourrait se croire à Shanghai ou Chengdu lorsqu'on se promène dans les nombreuses artères commercantes, la présence tibétaine est bien palpable, et dès qu'on s'approche du Jokang ou que l'on se balade dans les petites rues, l'atmosphère est formidable.

 

 

 

 

 

Demain : le but 1er du voyage avec le festival de Monlam.

 


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Chengdu-Lhasa



Aujourd’hui, c’est mon anniversaire et je veux aller a Lhasa.

 

Voici les 60 centimes d’euros les mieux invertis de ma vie :

 

 

 

 

Même si mon posterieur ne me dira pas merci à la fin, ce tabouret m'aura quand même épargnée qqs heures passées debout.

 

 

 

L’aventure commence à la gare de Chengdu. Comme par hasard, des millions de chinois ont décidé de voyager juste au même moment que moi ! Je m’avance vers un policier devant la gare, faisant mine de ne pas voir ni comprendre que la file d’attente commence à 600 metres de là.Wo xiang mai yi zhang piao” (je voudrais acheter un billet). Il me fait signe de le suivre. Je découvre avec surprise que les chinois ont adopté la coutume de la file d’attente. Est-ce l’effet J.O. ? Il y a tout de même un policier tous les 10m ! J’aurai l’occasion un peu plus tard de voir qu’à peine les policiers partis, la joyeuse bousculade reprend alègrement ! Nous passons une 1ère barrière, puis une 2ème, puis une 3ème pour enfin arriver a l’intérieur de la gare, j’ai un peu l’impression de passer devant tout le monde… Malgré tout, il me faut 2h pour atteindre le guichet (je n’ose pas imaginer le temps d’attente pour les chinois!), 2 heures mises à profit pour reviser mon chinois. Peine perdue, je ne parviens a comprendre que “mei you” (il n’y en a pas) parmi le flot de paroles que m’assène le guichetier fort peu aimable. Donc, pas de place pour Lhasa, ni pour Lanzhou, ni pour Xining (je vous laisse regarder sur une carte…). Je rentre un peu depitée à la guesthouse. 2 options : 3 jours de bus pour Lanzhou a travers les hauts plateaux enneigés et les routes verglacées (via Songpan, Zoige, Langmusi, Xiahe pour ceux qui connaissent), ou l’avion pour Lhasa un peu hors-budget.

 

 

Je decide de retourner à la gare l’après-midi. Toujours le même bonhomme au guichet, toujours le même air renfrogné. Lhasa ? Mei you. Xining ? Mei you. Lanzhou ? ok, 73 RMB (7,30 euros). Mmmm, cool, vraiment pas cher. Ce doit être siège dur a ce prix, mais pour 20h, ca ira bien. Ah non ? Pas de siège ? Ticket debout ? Aie !

 

Je ne sais pas quelle sorte de défi j’ai voulu me lancer en ce jour d’anniversaire, comme si j’avais à prouver (à qui ?) que les ans ne changent rien à la forme et aux exigences de confort. Non, décidement, certaines choses ne sont plus de mon âge.

 

 

 

Après une bonne nuit de sommeil, j’empile les bagages sur les roulettes achetées la veille (encore un bon investissement) , descends les 3 étages de la guesthouse, avale un bol de porridge, et me voilà partie pour la gare. En chemin, j’en profite pour faire le plein de provisions et acheter le précieux tabouret. C’est en arrivant sur le quai que je réalise le voyage qui m’attend. Le wagon semble déjà plein et plusieurs dizaines de voyageurs avec d’énormes sacs et cartons font encore la queue pour monter. J’hésite un moment, 20h dans ces conditions, ce n’est peut-être pas une très bonne idée… Je me laisse malgré tout porter par le flot et me retrouve finalement à bord. Peu à peu les gens prennent place, certains sur banquettes (veinards), d’autres comme moi debouts. Je parviens au bout d’1h à poser mon tabouret par terre et m’asseoir, ouf ! Je somnole un peu, bousculée par les mouvements incessants des uns et des autres, et obligée de me lever lors du passage des chariots à boissons et des femmes de ménage qui viennent régulièrement balayer les cochoneries qui jonchent le sol. Ah oui, s’il est une chose qui n’a pas beaucoup changé, c’est la saleté. Meme s’il y a effectivement moins de crachats (moins ne veut pas dire plus du tout), les gens continuent de jeter tout par terre, y compris les os de poulet rongés, les pelures de fruits etc), si bien que le wagon prend vite des allures de décharge.

 

 

Photos à venir

 

 

 

Au bout d’une dizaine d’heures, mon postérieur est tellement endolori que je préfère rester un moment debout, faisant un heureux qui profite du tabouret. Enfin vers 6h du matin plusieurs passagers descendent, libérant ainsi qqs places sur les banquettes qui se révèlent finalement pas aussi confortables qu’elles en avaient l’air vues depuis le tabouret (mais au moins davatage rembourées)… Je parviens à dormir qqs heures. Quand nous arrivons enfin a Lanzhou vers midi 1/2, les traits sont tirés, les mines fatiguées. Il va sans dire que les copies n’ont guère avance…

 

 

Je me précipite vers les guichets et ressors de la gare 1h plus tard triomphante. J’ai obtenu le précieux sésame. Je vais à Lhasa ! Départ dans 4h. Oubliés la fatigue, le mal aux fesses, le mal au dos ! Le temps de refaire le plein de provisions, d’avaler qqs brochettes et patates douces au petit marché du coin, et me voilà partie pour 28h, en train couchette cette fois-ci.

 

 

Sur le quai, j’ai qqs craintes qu’on me demande le permi d’entrée au Tibet (que je n’ai pas). Finalement aucun problème. Un policier passe vérifier les cartes d’identité mais ne me demande meme pas la mienne. Une fois de plus, la conversation avec mes voisins sinophones est limitée : d’où venez-vous ? Faguoren (= francais) ? Good ! Et vous ? J’étudie à Lhasa. Moi, je travaille à Lhasa, je viens du Gansu. Bon, ils n’ont pas l’air enchantés de retourner sur Lhasa après les fêtes du Nouvel An. Seuls touristes : un groupe de 3 chinoises très excitées qui passent leur temps à se tartiner de crème et de maquillage. Aucun autre occidental en vue. Dans le wagon d’à côté, un groupe de Tibetains sent bon le beurre de yak. Tachi delek, tashi delek !

Un peu fatiguée, je ne fais pas de vieux os. Noodle soup, banane, 2 carreaux de chocolat (Lindt noir orange, vous comprenez mon bonheur ?), et hop, au lit. Une bonne nuit réparatrice de 9h ! 6h30 arrivée Goldmund. 2700 m d’altitude, -15 degres mais ca ne parait pas. Je profite des 20 minutes d’arrêt pour prendre l’air et faire un peu de gym sous l’oeil amusé des controlleurs.

 

 

Le jour se lève peu a peu et laisse apparaitre le paysage montagneux. La “route” monte assez rapidement pour atteindre un 1er col à près de 5000m. On commence à sentir l’effet de l’altitude. Les commentaires traduits en anglais vantent les exploits techniques de la construction de la ligne de chemin de fer, insistant sur les efforts faits pour respecter la faune, et débitant la classique propagande sur la grandeur de la Chine (dont nous ne doutons bien entendu pas une seconde…).

 

 

Nous traversons les hauts plateaux. De chaque côté, des camps tibétains avec leurs troupeaux de yaks et de moutons. On se demande ce qu’ils peuvent bien brouter sur le permafrost. -1 degré au plus chaud de la journée, les conditions de vie ne doivent pas être faciles, même si l’électricité semble présente grâce à plein d’éoliennes.

 

 

Photos à venir

 

 

A un moment, j’aperçois au loin un groupe de pélerins qui avancent sur la route (parallèle à la voix ferrée), se couchant tous les 3 pas pour se prosterner. Lhasa doit etre à plus de 300 km. Nous y seront dans 8h, eux probablement pas avant 8 jours !

 

 

Le bus ‘Tibet Fada Express” (tiens des marseillais ont monté une compagnie de transport par ici !) nous dépasse alors que nous roulons à plus de 95 km/h, vous comprenez pourquoi je préfère le train…

 

 

Ca y est, nous y sommes. La guesthouse tenue par des tibétains est très accueillante. Vite, une douche, waouh, ca fait du bien d’être propre et de dormir dans un vrai lit même s’il fait à peine 5 degrés dans la chambre !

 

 

Des photos et la suite des aventures dans qqs jours !

 

 


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Vol Air China CA4041 pour Pekin



Nous sommes une poignées de blancos au milieu d'une mélée de chinois. L'avion n'a pas encore décollé que je retrouve déjà des caractéristiques si typiques de la Chine. Dès la salle d'embarquement, le niveau sonore de mes voisins ne me permet plus d'écouter le mp3.

 

A peine 1/4 de seconde l'annonce de l'embarquement commencée que la centaine de passagers se précipitent et se bousculent. On ne sait jamais, peut-être n'y aura-t-il pas assez de sièges pour tous ? Une chose est sûre, il n'y aura probablement pas suffisamment de place dans les coffres à bagages pour tous les cartons, sacs et autres valises embarqués en cabine ! Le spectacle de cette agitation m'amuse 5 bonnes minutes, quand l'angoisse me saisit tout à coup : et s'ils avaient raison ? Et si le nombre d'élus était compté ? Je me précipite donc à mon tour, affolée, joue des coudes dans la foule. Effectivement, mon siège est déjà pris. Je vérifie la carte d'embarquement. 38 A. C'est pourtant bien ça. Après avoir fait la sourde oreille puis feint ne pas comprendre, 2 personnes se lèvent non sans raler et vont prendre place ailleurs. Le manège dure quelque temps. Finalement, l'avion est loin d'être plein. Du coup, j'ai même 2 sièges pour moi toute seule, cool.

 

Les hôtesses passent et repassent pour demander aux indisciplinés de bien vouloir s'asseoir et boucler leur ceinture qu'ils enlèvent invariablement juste après. 10 secondes avant le décollage, tout le monde n'a pas encore choisi sa place de manière définitive. Certains d'ailleurs ne la trouveront jamais de tout le vol...

 

Repas archi-pimenté. Film francais doublé en chinois et sous-titré en anglais, je cède vite au sommeil malgré les coups de genoux de mes voisins de derrière. Je profite des 2 sièges pour m'étaler un peu et me laisse porter par morphée. Envolé le stress de ces dernières semaines. Je vais au Tibet !

 

Je suis réveillée au petit matin par une forte odeur, mélange de toilettes (qui ne sont pas loin), de pieds et de plateaux-repas en préparation (mmmm les pickles vinaigrés au petit déjeuner). Et là, quelle n'est pas ma surprise de découvrir que j'ai une voisine, assise sur mes affaires ! Pas gênée. Elle a semble-t-il laissé son siège aà son mari pour qu'il puisse s'étaler confortablement... No comment !

 

A l'arrivée, à peine les roues posées sur le tarmac que la moitié de l'avion est détachée, 1/4 déjà debout ! Et la bousculade reprend. Cette fois-ci, de quoi ont-ils peur ? Qu'on ne les laisse pas sortir ? Welcome to China !



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Février 2008 : c'est parti !



 

Après le succès de notre blog de cet été, j'ai décidé de prolonger l'expérience. C'est l'fun de pouvoir rester en contact tout en étant à l'autre bout de la planète. Avant le grand voyage de cet été, et pour me remettre du stress du trimestre (ah, j'entends déjà de loin les rumeurs moqueuses de certains...), je vais me préparer à l'altitude et me ressourcer qqs jours (euh... semaines) en montagne. Bon d'accord, un peu de frime : je pars au Tibet pour 2 semaines ! Z'êtes jaloux, hein ? Vous le serez un peu moins quand vous saurez que 1) il va cailler 2) entre les histoires de permi, les trains bondés en cette période de nouvel an chinois et les chutes de neiges de ces denières semaines, je ne suis même pas sûre d'y arriver !

 

Pour rassurer ceux/celles d'entre vous qui pensent que je pars au Tibet à vélo et qui s'inquiètent sur mes compétences géographiques (elle sait que c'est loin ?) ou qui se disent : "elle est même pas capable de faire Cluses-Bonneville sans se casser la margoulette, alors l'Himalaya..." Ben, je n'ai pas grand chose à répondre... Non, sérieusement, j'ai bien l'intention de faire un peu de vélo là-bas ! Et puis surtout voir comment les jambes réagissent à 4000 m d'altitude, bon test avant l'aventure de cet été.

 

A part ça, cette nuit, j'ai rêvé que je prenais le bateau. J'avais des tonnes de bagages à préparer (à la bourre au dernier moment, contrairement à mes habitudes dans la vraie vie Clin d'oeil). Ben devinez quoi ? J'ai raté le bateau !

 

Allez, je file préparer les sacoches ! Le départ approche !


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